Les tenants et aboutissants des REEE

#Famille et finance

Tout ce que vous devez savoir sur les REEE

Étant donné que l’étudiant canadien moyen de premier cycle à temps plein paie des frais de scolarité annuels d’environ 6 000 $, les études postsecondaires peuvent constituer une dépense écrasante.1 

Les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) peuvent s’avérer une excellente façon de gérer cette dépense beaucoup plus facilement.

Poursuivez la lecture pour découvrir comment tirer profit de cet outil financier.

Pourquoi investir?

Un REEE est un instrument d’épargne conçu pour vous aider à économiser pour les études postsecondaires de votre enfant. Il existe une vaste gamme d’options de placement disponible pour les REEE, y compris les fonds communs de placement, les actions et les CPG. L’argent investi dans un REEE croît non seulement à l’abri de l’impôt, mais le gouvernement participe également avec des subventions substantielles.

Dans le cadre d’un REEE, les premiers 36 000 $ que vous cotisez sont admissibles à la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 pour cent, ce qui équivaut à 7 200 $ par enfant. Il existe cependant certaines restrictions. Si votre enfant est né en 2007 ou ultérieurement, la cotisation maximale admissible pour la subvention est de 2 500 $ par année, jusqu’au 17e anniversaire de votre enfant inclusivement. Ce qui équivaut à une subvention annuelle de 500 $. Si vous n'êtes pas en mesure de recevoir la SCEE maximale annuelle, l’admissibilité à la subvention peut être reportée, mais 1 000 $ est le montant maximum de subvention que vous pouvez recevoir par an.

Il n’y a pas de limite à ce que vous pouvez cotiser au cours d’une année, mais il existe un maximum viager de 50 000 $ par enfant.

Quand débuter?

Comme nous le savons tous, les enfants grandissent rapidement. Voilà pourquoi il est important de commencer à épargner le plus tôt possible pour leurs études. Ne vous en faites pas si vous ne pouvez pas cotiser un montant aussi élevé que 2 500 $ par année; la régularité est en fait la clé du succès. Ainsi, assurez-vous de cotiser régulièrement, même si ce n’est que 10 $ ou 20 $ par semaine. L’établissement d’un plan de retraits systématiques par l’entremise de votre conseiller en sécurité financière et représentant en investissement peut vous aider à demeurer sur la bonne voie avec vos objectifs d’épargne.

N’oubliez pas que vous avez un temps limité pour tirer profit de la SCEE. Vous ne pouvez percevoir plus de 1 000 $ par an, et la subvention cesse au 17e anniversaire de naissance de l’enfant. Vous devez ainsi ouvrir le compte lorsque votre enfant n’a pas plus de 10 ans si vous tenez à recevoir le plein montant de 7 200 $ en subventions.

Les cotisations au REEE devraient toujours être évaluées en fonction de vos priorités financières actuelles ainsi que de votre planification à long terme. Il est également important de demeurer sur la bonne voie pour l’atteinte de vos objectifs d’épargne-retraite.

Dans le cadre d’un REEE, les premiers 36 000 $ que vous cotisez sont admissibles à la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) de 20 pour cent, ce qui équivaut à 7 200 $ par enfant.
Ouvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre

Comment puis-je retirer l’argent?

Dès que votre enfant est inscrit dans une institution postsecondaire, vous pouvez commencer à retirer de l’argent du REEE. Le processus est simple : vous n’avez qu’à produire la preuve que votre enfant est inscrit dans une institution approuvée chaque fois que vous désirez faire un retrait. Les fonds peuvent être utilisés pour d’autres dépenses liées aux études, telles que l’hébergement, la nourriture, les livres, les besoins technologiques et les déplacements.

Les fournisseurs de REEE n’ont pas tous les mêmes exigences, il est donc préférable que vous communiquiez avec votre institution financière quelques semaines avant d’avoir besoin de l’argent afin de prendre connaissance de leurs politiques spécifiques. Il est également important de noter que si vous investissez dans des placements garantis ou des obligations dans le cadre de votre REEE, il serait préférable qu’ils arrivent à échéance quelques semaines avant de retirer les fonds.

Vous pouvez effectuer deux types de retraits d’un REEE : pour des paiements d’études postsecondaires (autrement dit retraits de capital) et pour des paiements d’aide aux études (ou PAE).

La différence entre ces deux types de retraits est de nature fiscale; les paiements pour des études postsecondaires sont retirés des cotisations que vous avez effectuées avec votre revenu après impôt, il n’y a donc pas d’impôt additionnel à payer au moment du retrait. Les PAE sont retirés de la croissance de votre REEE, ils sont donc imposés au nom de votre enfant. S’il réclame cependant des crédits pour frais de scolarité et pour études, et a un faible revenu, il devrait payer peu ou pas d’impôt.

Lorsque vous êtes prêt à utiliser les fonds d’un REEE, vous pouvez spécifier quel type de retrait vous désirez effectuer. Il est habituellement recommandé de commencer par des retraits pour des PAE; de cette façon, si l’enfant termine ses études avant que le REEE ne soit épuisé, la plupart de l’argent qui reste peut être retiré sans défrayer d’impôt ou de pénalités. Même si vous ne pouvez retirer que 5 000 $ de PAE durant les 13 premières semaines d’école, il n’y a plus de retrait maximum par la suite.

Et n’oubliez pas, si les plans d’études postsecondaires d’un enfant changent, il existe diverses options Ouvre un nouveau site dans une nouvelle fenêtre pour utiliser cette épargne pour des études ou autres besoins.

Même si épargner pour des études postsecondaires peut sembler une tâche écrasante, vous serez surpris du montant que vous pourrez économiser en cotisant régulièrement à un REEE. Et les fonds gratuits du gouvernement peuvent également être très utiles.

 

Les renseignements fournis dans ce document s’appuient sur la législation fiscale couramment en vigueur  et les interprétations visant les résidents canadiens étaient exacts, à notre connaissance, à la date de publication. Tout changement ultérieur à la législation fiscale et aux interprétations pourrait affecter ces renseignements. Ces renseignements sont de nature générale et ne doivent pas être considérés comme des conseils juridiques ou fiscaux. Pour connaître les implications relatives à des circonstances particulières, vous devriez consulter un expert juridique, un comptable ou un conseiller en fiscalité
Source : Statistique Canada, Frais de scolarité universitaires, 2014/2015